L’« ­ABCD » des finances d'un nouveau parent

Argent

L’arrivée d’un bébé, surtout le premier, est un événement heureux qui apporte aussi son lot de changements : à votre horaire, à votre sommeil, à vos priorités... et à vos finances ! ­Voici quelques conseils d’Angela Iermieri, planificatrice financière chez ­Desjardins, pour bien maîtriser cet aspect de votre nouvelle vie.

Adoptez un budget (ou révisez-le)
Sans surprise, quelques dépenses supplémentaires sont à prévoir, comme l’achat de vêtements, de couches, d’accessoires et de jouets. C’est sans compter l’aménagement de la chambre de bébé et les frais de garde à venir ! Parallèlement, cette période s’accompagne souvent d’une baisse temporaire de revenus (le fameux congé parental), une combinaison qui risque de bousculer votre équilibre financier.

« Faire un budget familial vous permet de revoir vos engagements financiers en fonction de votre nouvelle réalité. Vous pouvez ainsi planifier la réalisation de vos projets à venir et éviter de vous endetter », note Angela Iermieri.

Consultez vos relevés de comptes bancaires et de cartes de crédit de l’année écoulée pour obtenir un aperçu de vos dépenses mensuelles : loyer ou paiements hypothécaires, voiture et frais afférents, épicerie, électricité, cellulaire, Internet, loisirs… Vérifiez ensuite si certaines de ces dépenses pourraient être revues.

L’objectif est de vous assurer que les entrées d’argent demeurent plus élevées que les sorties, en tenant compte de vos besoins grandissants et des changements à vos revenus. Prendre le temps d’effectuer cet exercice vous permettra d’avoir une vue claire de votre situation financière et d’en conserver le contrôle.

Bénéficiez de vos bonnes habitudes d’épargne
Prévoyez dans votre budget un montant réservé à l’épargne pour couvrir d’éventuelles dépenses imprévues et financer vos projets.

« Prévoir des versements automatiques est une excellente façon d’économiser. Programmez le prélèvement de votre compte courant vers votre compte d’épargne les jours de dépôt de votre paie. Cela permet de créer une habitude et de ne plus avoir à y penser. »

Fonds d’urgence
Constituez-vous d’abord un fonds d’urgence permettant de couvrir de trois à six mois de dépenses courantes. S’il advient un imprévu coûteux, vous pourrez faire un retrait à même ce coussin plutôt que d’emprunter ou de piger dans le budget prévu pour un voyage, par exemple, faute de liquidités.

Régime enregistré d’épargne-études
En prévision des études postsecondaires de votre enfant, il est déjà temps de préparer une stratégie d’épargne et de profiter des subventions gouvernementales.

« Pour financer les études postsecondaires de votre enfant, le régime enregistré d’épargne-études (REEE) permet d’épargner à l’abri de l’impôt. Les sommes que vous y versez sont bonifiées par de généreuses subventions gouvernementales. Tous les parents devraient le considérer ! »

Au Québec, les cotisations annuelles allant jusqu’à 2500 $ sont bonifiées au total d’un minimum de 30 % en subventions provenant des deux paliers de gouvernement. Vous pouvez y contribuer selon votre capacité et rattraper les cotisations inutilisées plus tard, sous certaines conditions. En épargnant le plus tôt possible dans un REEE, même avec des versements modestes, vous profiterez d’un maximum d’années de rendement, et celui-ci pourra fructifier à son tour à l’abri de l’impôt.

Convenez de vos nouveaux besoins et ajustez vos assurances
« L’arrivée d’un enfant est un moment clé pour évaluer ou réévaluer vos besoins en assurance personnelle. En tant que parent, la sécurité financière de notre famille devient une priorité, et nos assurances individuelles doivent le refléter. »

Si une maladie ou un accident vous empêchait de travailler, pourriez-vous toujours respecter vos engagements financiers ? Souscrire une assurance invalidité vous protège contre une telle perte de revenu, évitant ainsi qu’un événement malheureux devienne une source de stress budgétaire. Vous êtes alors en mesure de vous concentrer sur l’essentiel : votre rétablissement.

En cas de décès, votre protection d’assurance-vie devrait couvrir les frais funéraires et permettre aux personnes qui dépendent de vous de maintenir leur niveau de vie. Peu importe ce que l’avenir vous réserve, vous aurez l’esprit tranquille en sachant que vous éviterez un casse-tête financier à vos proches afin qu’ils puissent continuer de vivre confortablement.

Si vous bénéficiez d’une assurance collective avec votre employeur, vérifiez si votre dossier doit être mis à jour, si les protections offertes sont suffisantes et si elles vous couvrent toujours durant votre congé parental. Contactez votre employeur afin de répondre à ces questions et d’effectuer les changements nécessaires. Vous devrez peut-être transformer votre couverture individuelle ou de couple en une assurance familiale ou monoparentale s’il s’agit de votre premier enfant. Il vous faudra également ajouter votre nouveau-né au dossier comme personne à charge. Si votre assurance vous couvre pendant le congé parental, vous devrez payer la prime tôt ou tard. Donc, informez-vous sur le moment et les modalités de paiement de ce montant pour éviter les surprises. Si la couverture est insuffisante, renseignez-vous auprès d’un conseiller en écurité financière, qui vous recommandera une assurance personnelle correspondant à vos besoins.

Demandez conseil auprès de ceux et de celles qui s’y connaissent
Sollicitez l’expertise de votre conseiller en finances personnelles afin d’avoir un portrait clair de votre situation financière et de vos nouvelles habitudes de vie. Un conseiller en sécurité financière évaluera vos besoins en assurances, et vous proposera les produits et caractéristiques adaptés à votre réalité.

L’accompagnement d’un partenaire de confiance vous permettra de simplifier vos démarches afin de profiter pleinement de ces précieux moments auprès de votre nouvel enfant et de dormir (on vous le souhaite !) sur vos deux oreilles.

www.desjardins.com

Par DESJARDINS

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